mercredi 14 novembre 2007

Santiago du Chili

J'habite dans la capitale du pays : Santiago. C'est une ville moderne avec un métro, des couloirs de bus, des buildings, des banques avec des distributeurs de billets qui marchent, des supermarchés, etc... bref comme une ville européenne.

Au milieu de la ville, il y a une colline (ou une petite montagne si on veut), d'où on peut avoir une superbe vue. On y monte soit à pied, en vélo, en voiture, en téléférique ou bien en funiculaire. En haut, il y a une grande statue de la vierge :


Devant la statue, les chiliens ont eu l'idée de faire une église en plein air (pourquoi pas !)




Depuis cet endroit, la vue sur la ville et les montagnes qui l'entourent est magnifique et imprenable !...

Mais ya pas que le travail !


Bon, il faut être honnête, on travaille pas mal mais bon on prend aussi le temps de visiter le pays (faut pas déconner non plus !). Alors avec l'autre installateur et le Contract Manager (sorte de chef de projet), nous avons loué une voiture pour partir sur la côte à Valparaiso et Vina del Mar.

Valparaiso est un port de commerce et la ville est pas franchement jolie dans le bas. Par contre sur les collines, c'est plus joli, avec plein de petites maisons colorées.




A remarquer sur la photo les noeuds dans les fils téléphoniques (et après les chiliens disent que le téléphone marche mal à cause de nous !!)




Pour monter sur les collines, on peut prendre des funiculaires (c'est moins fatiguant qu'à pied !) parce que ça monte raide. On a pris le plus ancien qui date de longtemps mais je sais plus quand exactement.


Une vue d'en haut de Valparaiso.


Une rue de Valparaiso.


Ensuite, à 1km de Valparaiso nous sommes partis voir Vina del Mar, une station balnéaire sympathique mais où il est interdit de se baigner dans l'océan (inapte à la baignade !).


La suite : le Chili

Bonjour !
bienvenue à Santiago du Chili! ça fait un peu plus d'une semaine que je suis arrivé et ce n'est plus la même chose qu'en Côte d'Ivoire. D'après les commentaires qu'on m'a fait sur le blog, il semblerait que les articles sur la Côte d'Ivoire faisaient penser que j'étais plus en vacances qu'en déplacement professionnel. Mais ce n'est pas faux, car ici au Chili, c'est beaucoup moins les vacances... je suis tout seul pour configurer ma petite plateforme d'Intelligent Network et c'est pas si facile ! Alors le plus difficile consiste à s'accorder entre ce que veut le client (Telefonica Chile) et ce qu'Alcatel est prêt à faire. Et avec ma petite expérience, je suis pas encore capable de tout faire... Mais on va y arriver ! Je ne suis pas tout seul puisqu'un autre français (nantais aussi d'ailleurs) installe un autre équipement connecté au mien.

Alors à la demande générale, j'ai pris des photos (alors que c'est interdit) de l'intérieur de la salle des serveurs, ca fait une belle ambiance bleutée (mais c'est juste parce qu'on est arrivé trop tôt sur site et on a pas trouvé où allumer la lumière :-)


Sur cette photo on voit à quoi ressemblent des "cabinets de serveurs" mais c'est pas les notres. Et comme la salle est toute neuve, on a pas d'accès aux plateformes depuis l'extérieur donc on travaille directement dans la salle pour être connecté aux machines.


Me voici donc à l'oeuvre assis sur un aspirateur (interdiction de mettre des chaises dans la salle). D'ailleurs la sécurité est un peu poussée... Le matin pour rentrer il faut laisser sa carte d'identité, s'enregistrer (2 fois!) et demander à ce que le responsable du site nous ouvre la salle avec son empreinte digitale. Donc dès que l'on sort, il faut prévenir quelqu'un à l'intérieur pour pouvoir rentrer... on a pensé à couper le doigt du responsable pour pouvoir rentrer et sortir sans problème mais c'est pas encore mis en application... Les conditions de travail sont vraiment pas idéales puisqu'on a pas d'accès internet à l'intérieur de la salle et puis il y a beaucoup de bruit et il fait froid ! Mais le client nous assure chaque jour qu'il va nous installer un accès distant (depuis l'extérieur)... qui met du temps à venir !

Malgré tout ces petits désagréments (auxquels il faut ajouter le décalage horaire avec la France qui fait perdre beaucoup de temps puisque si je pose une question à 16h (20h en France), je n'ai la réponse que le lendemain), l'installation suit son court et on espère pouvoir passer un premier appel très bientôt (ou pas).

A plus !

mercredi 26 septembre 2007

Parce qu'il n'y a pas que le travail...




Je suis venu en Côte d'Ivoire pour travailler mais pas que pour ca ! Alors le week-end on s'autorise des ptites sorties au club med local !

Visite du pays






Il y a deux semaines (et oui, les nouvelles sont pas très fraiches) je suis parti visiter l'intérieur du pays avec quelques amis. Nous sommes allé visiter la capitale administrative : Yamoussoukro. J'en ai profité pour tester un peu la conduite sur l'autoroute du pays. Le plus difficile étant d'éviter les nids de poule et les cratères présents sur la route à intervalle irrégulier.

Mais nous sommes arrivés sans encombre (même s'il faut bien avouer que ce n'est pas le cas de tout le monde, l'état des routes provoque des accidents, et ce n'est vraiment pas étonnant). Que visiter dans la capitale de la Côte d'Ivoire ? Et bien... deux choses, la basilique, la présidence avec les lacs aux caïmans. En fait, Yamoussoukro est devenue la capitale de Côte d'Ivoire car c'est le village du premier président ivoirien. Donc c'est un grand village, qui au lieu d'avoir des chemins a de véritables avenues et boulevard sur lesquels circulent quelques voitures...

La "présidence" est une immense propriété avec sur le devant des lacs remplis de caïmans et de crocodiles. On ne peut pas rentrer pour visiter, donc je ne sais pas comment c'est à l'intérieur.

La basilique est aussi immense. Ce serait la deuxième plus grande au monde. Le bout de terre sur lequel elle a été construite aurait été donné au Vatican (du coup j'ai été au Vatican). C'est au conditionnel parce que je ne suis pas sûr de ces informations... faut vérifier sur internet !

mardi 4 septembre 2007

Le foutou




alors qu'est-ce que le foutou ?? Ca ressemble... à rien. C'est une espèce de pâte jaune, et ca se mange (en tout cas ya des gens qui le mange). C'est un élément traditionnel de la cuisine ivoirienne (et de l'afrique de l'ouest en général), composé de banane et de manioc. D'après ce que j'ai compris, la préparation est simple, on pile la banane avec le manioc et puis c'est tout (on doit ajouter de l'eau pitetre mais j'ai pas vu la fabrication).

Le résultat est assez bon et en tout cas très nourissant! Je mange un foutou et demi tout les jours en ce moment, et après j'ai plus faim!! L'accompagnement de ce met est aussi assez simple. Dans le "restaurant" où je vais, les cuisinières préparent de la sauce "aubergine" ou "arachide" et on choisit entrecôte ou poisson ou les deux. Je me retrouve donc généralement avec mon écuelle de sauce arachide et deux entrecôtes plongées dedans.

Pour la manière de manger, étant donné que le "restaurant" n'a pas encore d'étoiles, on ne fait pas de chichi et on mange à la main. On trempe dans la sauce, on se lèche les doigts, l'hygiène est irréprochable (j'ai pas été malade). Le luxe suprème est d'accompagner le tout d'une Flag, la bière ivoirienne. Après un tel festin, je n'ai plus faim ni soif et je peux aller dormir sur mon ordinateur tranquillement !

Mais n'oublions pas de parler des prix! d'après ce que j'ai compris, un foutou avec une entrecôte ou un poisson c'est 650FCFA... généralement on paye environ 1800FCFA (2,75€) pour tout le repas à deux.

C'est le moins cher que j'ai trouvé, et même en me faisant à manger moi-même je pense que ca pourrait me coûter plus ! Quand on mange pas africain on peut manger français, mais les prix sont plus les mêmes : minimum 8000FCFA (12,19€) pour un repas. Manger africain revient donc dix fois moins cher... sauf des fois. J'ai mangé l'autre jour dans un "maquis" (petit resto/bar) une carpe dont le prix était "suivant la taille". Du coup ils te donnent la plus grosse carpe qu'ils ont pêché comme ca tu paye plus cher (et t'as plus faim). Le prix était de 7000FCFA juste pour la carpe. C'était bon, mais y'en avait pour deux personnes !

Tout ça pour dire qu'on ne meure pas de faim ici, même sans trop dépenser.

lundi 27 août 2007

"Bonjour autorité"

Alors "bonjour autorité" c'est une manière respectueuse de saluer un agent de l'état qu'il soit militaire, policier, gendarme (ou autre... de toutes manières c'est difficile de faire la différence). Dans la journée, on se fait pas trop arrêter, les barrages sont pas trop présents. Par contre la nuit, il y a des passages stratégiques (et inévitables : des ponts !), où les militaires se font plaisir. A savoir qu'ils enchaînent les contrôles de véhicule.

Voici comment s'enchaine la discussion :
- le chauffeur du véhicule (ou le passager) : "Bonjour autorité"
- le militaire assermenté (avec une belle mitraillette) : "Bonjour, les papiers du véhicule", "permis"
- le chauffeur : "voila mon ami"
- le militaire : "Papiers d'identité des occupants du véhicule"

c'est à ce moment que plusieurs options sont possibles... Le militaire peut faire son boulot normalement et nous laisser partir sans problème. Il peut également amener une discussion orientée du style "vous allez où ?", "on va manger", "vous savez moi je n'ai pas mangé" (=> comprendre donnez-moi de l'argent pour manger !). Si le gars est sympa, on peut donner ou lui dire, "j'ai pas de monnaie, la prochaine fois je te donne quelquechose !".
Enfin, il y a la dernière option où le militaire a décidé de nous prendre de l'argent. Et il a plusieurs stratagèmes ! Le premier est de dire "votre carte consulaire ?". Il sait très bien qu'on en a pas besoin, mais on a beau lui expliquer, il nous croira que si on lui file 1000FCFA (ou plus bien sûr). Il y a aussi l'"ONI" Office National d'Identification auquel certains militaires voudraient que l'on soit enregistré !
Sinon une autre technique courante est d'emmerder un ivoirien qui serait avec nous, en espérant qu'on vole à son secours avec des beaux billets !

En tout cas, c'est un élément à prendre en compte dans ses déplacements, car c'est un surcout auquel on ne pense pas toujours ! Un autre ingénieur marocain s'est fait arrêter avec sa voiture de location à un barrage. Le policier ne voulait pas de son permis marocain (alors qu'il a le droit de conduire avec). Il lui a demandé 40000FCFA (60 euros). Avec de la patience, il a pu ramener le prix à 10000FCFA (15 euros).
Pour un trajet en taxi, ca peut facilement doubler le prix de la course...