Alors "bonjour autorité" c'est une manière respectueuse de saluer un agent de l'état qu'il soit militaire, policier, gendarme (ou autre... de toutes manières c'est difficile de faire la différence). Dans la journée, on se fait pas trop arrêter, les barrages sont pas trop présents. Par contre la nuit, il y a des passages stratégiques (et inévitables : des ponts !), où les militaires se font plaisir. A savoir qu'ils enchaînent les contrôles de véhicule.
Voici comment s'enchaine la discussion :
- le chauffeur du véhicule (ou le passager) : "Bonjour autorité"
- le militaire assermenté (avec une belle mitraillette) : "Bonjour, les papiers du véhicule", "permis"
- le chauffeur : "voila mon ami"
- le militaire : "Papiers d'identité des occupants du véhicule"
c'est à ce moment que plusieurs options sont possibles... Le militaire peut faire son boulot normalement et nous laisser partir sans problème. Il peut également amener une discussion orientée du style "vous allez où ?", "on va manger", "vous savez moi je n'ai pas mangé" (=> comprendre donnez-moi de l'argent pour manger !). Si le gars est sympa, on peut donner ou lui dire, "j'ai pas de monnaie, la prochaine fois je te donne quelquechose !".
Enfin, il y a la dernière option où le militaire a décidé de nous prendre de l'argent. Et il a plusieurs stratagèmes ! Le premier est de dire "votre carte consulaire ?". Il sait très bien qu'on en a pas besoin, mais on a beau lui expliquer, il nous croira que si on lui file 1000FCFA (ou plus bien sûr). Il y a aussi l'"ONI" Office National d'Identification auquel certains militaires voudraient que l'on soit enregistré !
Sinon une autre technique courante est d'emmerder un ivoirien qui serait avec nous, en espérant qu'on vole à son secours avec des beaux billets !
En tout cas, c'est un élément à prendre en compte dans ses déplacements, car c'est un surcout auquel on ne pense pas toujours ! Un autre ingénieur marocain s'est fait arrêter avec sa voiture de location à un barrage. Le policier ne voulait pas de son permis marocain (alors qu'il a le droit de conduire avec). Il lui a demandé 40000FCFA (60 euros). Avec de la patience, il a pu ramener le prix à 10000FCFA (15 euros).
Pour un trajet en taxi, ca peut facilement doubler le prix de la course...